D’un côté les institutions annoncent que 10 millions de
Français souhaitent créer leur entreprise (APCE, Ministère des PME). De
l’autre, 250 000 créations enregistrées par an !
Soit 40 fois moins de créateurs que de velléitaires (c’est le nom de ceux qui ne passent pas à l’acte selon le langage officiel).
Que se passe t-il ? Pourquoi cette perte ? Je cherche à comprendre. J’aimerais vivre dans un pays ou chacun puisse faire ce qu’il souhaite. Se peut-il que 9,7 millions de Français ne fassent pas ce qu’ils veulent ? Que tant de personnes soient insatisfaites de leurs conditions (démotivés par le salariat, brisés par le chômage) sans rien faire pour changer ? Ce n'est pas que je sois candide ou aveugle, mais...oui, j'avoue... je crois en l'homme...
Les 10 millions sont-ils sérieux ? Veulent-ils vraiment
se mettre à leur compte ? Sont-ils vraiment prêts à quitter le connu pour
l’inconnu ; le confort pour l’aventure ; la sécurité pour le risque ;
le salariat pour l’entrepreneuriat ? Est-ce seulement un rêve, un fantasme. Et non un engagement, une volonté.
A quel moment renoncent-t-ils ? Le manque de moyen financier ; l’absence d’idée ; l’influence des tueurs de projet ; la peur ? Pourquoi ne vont-ils pas jusqu’au bout de leur intention ?
Le problème vient-il du mode de calcul ? Les institutions se tromperaient-elles ? Parfois, les chiffres officiels parlent de 4 ou 8 ou 15 millions. Seraient-ils bien moins nombreux ? Quelque chose de l'ordre du million (4 années de création). Dans ce cas, pourquoi ces dignes maisons annonceraient-elles de tels chiffres ?
Si vous avez une explication, dites-la moi !


Extrapolons un peu :
xx% des français veulent arrêter de fumer. Certains le font réellement et durablement (félicitations!), d'autres pas, enfin ils ont 'essayé', c'était facile, et maintenant ils se sont trouvé une excuse pour ne pas avoir concrètement agit. wtf?
xx% des français veulent perdre du poids parce qu'à terme, ils réduisent leur espérance de vie et ça les angoissent. Et pourtant ils ne changent pas ou peu leur habitudes et se plaingnent de l'absence de résultat, ce dernier étant proportionnel à l'effort fournit. Ils auront essayé, mais évidement ça n'aura pas suffit, puisqu'ils ont abandonné bien avant l'objectif.
J'oserais bien l'extrapolation à 'tous les français veulent gagner au loto' mais l'argument ne tiendrait plus la route.
Et bien c'est pareil pour entreprendre, sauf qu'on risque bien plus que du temps et des efforts personnels, il y a le risque financier qui s'y ajoute et là, les difficultés sont bien plus importantes à affronter. C'en est trop pour celui qui déjà au départ n'est pas capable de fournir les efforts nécessaires à s'améliorer lui même. (On passe du "j'aimerais pouvoir arrêter de fumer" à "je rêve d'être chef d'entreprise ou d'être professionellement indépendant", ça donne le sentiment que c'est encore plus inaccessible, alors que... dans le fond, ce n'est que dans la tête qu'on se met des murs)
Il est évident que ceux qui décident d'entreprendre ne partiront pas avec le même avantage (certains même avec un handicap, qu'il soit physique ou social). Mais qu'importe! c'est la capacité d'un individu à devenir quelqu'un de meilleur qui l'amènera à atteindre ses objectifs. Alors même si on essaye de vous décourager, même si on vous dit que votre idée n'est pas crédible, mettez tout ça à la poubelle, et bétonnez davantage votre projet. Défoncez tous ces murs imaginaires et vivez l'aventure, votre aventure (ou restez dans votre zone de confort, et allez vous faire foutre :p)
Rédigé par: Veka | 29 novembre 2006 à 01h12
Je pense qu'outre le manque d'idée, il y a un gros pb de financement et cela fait peur et tue les projets. J'ai un ami qui a de tres bonnes idées depuis lgtps mais lorsqu'il va a la CCI pour savoir comment lever des fonds, personnes ne sait lui répondre et quand il contacte des entreprises de capital risque on lui dit que c'est tres dur d'obtenir des fonds etc....Du coup il ne se lance jamais. Du coup, une de ses idées m'a interessé et j'ai donc fais les démarches à savoir que j'ai fais une étude de marché et sans faire appel à un capital risque c'est notre entourage qui a suivi....
Tout ca pour dire que je peux comprendre les hésitants, manque d'idée, peur de l'echec donc manque de confiance en soi, reflexions des tueurs de projets, et grand manque d'accompagnement faute de budeget bien souvent, un coach payé aux résultats, ce serait genial, qu'en penses tu laurent ?
Rédigé par: ludo | 29 novembre 2006 à 13h34
Toutes les raisons enoncees sont valables.
Je rajouterai aussi que l'education francaise n'encourage pas (ds son ensemble) l'esprit d'initiative:
"Dans la vie, on ne fait pas ce que l'on veut."; "On ne peut pas tout avoir"; "Vous n'arriverez a rien de bon"; "Travaillez seuls (pas de collaboration)."; "Vous etes nuls." ETC.
Tres difficile de se sortir de ces schemas. L'ecole nous prepare a travailler en usine ou equivalent, sans se plaindre. Alors travailler en solo avec son PROPRE business est un peu comme trahir tout cela.
Rédigé par: caura | 06 décembre 2006 à 01h33
Une autre petite remarque : peu de gens ont de véritables envies qui leur donne la force de soulever des montagnes. Si on n'a pas de leitmotiv, de passion, il y a toujours des milliards de raison pour ne pas faire les choses. Le plus dur je pense est de trouver cette flamme en soi, cette conviction de faire les choses en accord avec soi-même. Une fois qu'on l'a trouvé (peu de personne prenne la peine de le chercher), rien ne peut faire lâcher (ni l'administration, ni les problèmes financiers).
Rédigé par: claire | 06 décembre 2006 à 15h00
Une autre petite remarque : peu de gens ont de véritables envies qui leur donne la force de soulever des montagnes. Si on n'a pas de leitmotiv, de passion, il y a toujours des milliards de raison pour ne pas faire les choses. Le plus dur je pense est de trouver cette flamme en soi, cette conviction de faire les choses en accord avec soi-même. Une fois qu'on l'a trouvé (peu de personne prenne la peine de le chercher), rien ne peut faire lâcher (ni l'administration, ni les problèmes financiers).
Rédigé par: claire | 06 décembre 2006 à 15h03
Le capital doit être financé de sa poche. Ce n'est pas possible pour tout le monde. Ben non.
Enfin, je n'ai pas l'impression que nos médias/écoles/Etat cherchent véritablement à responsabiliser le peuple.
Rédigé par: Lanza | 24 avril 2007 à 16h42