Situation d'un client. Nadia, une manager réputée, transforme les incidents de la vie en mini catastrophes. Sa santé en pâtit, elle se remet d’une grave maladie. Alors, qu’on lui propose un nouveau job excitant, elle a peur de craquer et hésite à lâcher son poste actuel, pépère et moins bien payé. Pour découvrir ce qu'elle va faire, cliquez ci dessous.
Un matin, le réveil ne sonne pas.
Nadia se réveille trente minutes plus tard. Elle arrive à l’heure à son
rendez-vous, au prix d’un stress pas possible, après s’être traitée de tous les
noms. Il lui faut quarante huit heures pour retrouver sa sérénité.
Nadia a essayé plusieurs choses
pour changer. Culpabiliser : « Je suis conne, j’aurais du prévoir un second
réveil ». Relativiser : « J’ai survécu à un cancer, et ce problème ridicule me
stresse ». Se comparer : « Ma cousine anglaise se comporte avec grâce et ne
s’abaisse pas à la colère ». Partir des heures à l’avance. Elle a même évité
les environnements stressant. En quittant une entreprise où elle gagnait une
fortune contre un stress permanent. Pour pantoufler dans un job ennuyant où les
occasions de stresser sont plus rares. Mais ses crises ne disparaissent pas.
Lucide, Nadia se rend compte de l’inefficacité de ses tentatives. « Je fais
plus de la même chose, en me disant que je n’ai pas suffisamment essayé ».
« Vous hésitez à accepter une
proposition alléchante à cause de vos réactions aux petits incidents. Dans ce
nouveau job, vous risqueriez de paniquer. Et cette idée vous stresse. Quand
vous stressez, vous êtes moins efficace. Si vous êtes moins bonne, vous
risqueriez de vous faire virer. Votre santé en prendrait un coup. Et vous
reprendriez votre job actuel ». Nadia rigole : « C’est exactement ça. Ça me
fait du bien de l’entendre ».
« Vous ne pouvez pas contrôler
l’arrivée d’événements imprévus. Mais, vous pouvez peut-être contrôler et
modifier vos réactions lorsqu’ils se produisent. Vous pourriez alors avoir plus
d’options. Par exemple, face à votre choix d’accepter ou de refuser cette
offre.
Comme le patron de cette entreprise
vous fait confiance, vous ne pourrez le décevoir. Vous devrez être parfaite.
Vous endossez la tenue de superwoman. L’héroïne qui sort de toutes les crises
sans froisser son chignon et son tailleur. Quelle pression !
Que se
passerait-il si votre recruteur découvrait que vous êtes une personne normale,
sensible au stress ? Pouvez-vous réfléchir à une façon de lui faire comprendre
que vous êtes imparfaite ? Nadia trouve la solution toute seule. Lors d’un
nouvel entretien, elle dit au dirigeant de l’entreprise : « Vous souhaitez
me recruter pour mon expérience sur de professionnelle. Mais je dois vous
avouer quelques défauts ». Et
elle raconte la scène du réveil dans le détail. Le dirigeant
sourit : « Moi aussi ça m’arrive. Surtout au moment des départs en
vacances. Je panique tellement de rater le taxi ou l’avion que je presse toute
ma famille. Vous devriez entendre ma femme dire : « Je me demande
comment avec un tel stress tu peux diriger ton entreprise ? ».
Nadia se sent plus libre de choisir et
accepte de le rejoindre.
Le point commun des essais infructueux de Nadia c’est : « En cas d’incident, je dois tout contrôler pour donner une image parfaite ». La stratégie inverse est de ne plus cacher sa tendance au stress. Se montrer naturelle. De s’autoriser à paniquer. Un peu…

