Je rencontre des être humains
C’est décidé, je démarre une campagne de prospection. Je prépare un beau discours et un beau fichier de prospects. Il ne me reste plus qu’à me lancer. Et je n’y arrive pas. Incapable de décrocher le téléphone ou d’envoyer un mail. Je suis bloqué. Paralysé. Au bord de la piscine, je n’ose plonger. Je me force un peu : « C’est pas si dur ; j’en suis capable ; je dois le faire ». Ça empire. Je me trouve nul de ne pas réussir comme les autres. En plus, je suis coach !
Le recadrage de ma cliente m’a t-il influencé ? Peut-être. Pour me débloquer, j’ai rebaptisé le titre de mon fichier de prospects. Avant c’était « prospection ». Maintenant, c’est : « rencontres avec des êtres humains ». Si la réponse tarde à venir, je n’insiste pas plus de deux fois (trois, parfois). J’aborde les rendez-vous en position basse : « Ce que je fais risque de vous étonner. Je ne suis pas sur que mes services correspondent à vos habitudes ». Je pense que mes interlocuteurs ne se sentent pas sous pression. Ils peuvent librement et sans conséquence dire ce qu’ils pensent. La décision de signer est leur responsabilité. Pas la mienne.
J’ai plein de nouveaux clients. Mais attention, ça marche pour moi, je ne dis pas à tout le monde de m’imiter.

